Codecademy, le site pour apprendre à coder !

Disponible en anglais depuis plusieurs années, Codecademy est désormais accessible en français. Il s’agit d’un site web qui propose d’apprendre « à coder de manière interactive ». Plusieurs langages de programmation sont proposés et le projet a reçu le soutien d’Axelle Lemaire, secrétaire d’État au numérique.

Faut-il aller plus loin dans l’enseignement de la programmation informatique, en l’intégrant à l’éducation scientifique (en plus des mathématiques, des sciences expérimentales et de technologie) voire en lui permettant d’être une matière à part entière dans le programme ? Et, si oui, à quel moment doit-on commencer à initier les jeunes à cette discipline ? Au lycée ? Au collège ? À l’école ?

Ces questions ont récemment été traités dans un rapport d’information sur le développement de l’économie numérique française, enregistré le 14 mai dernier par les députées Corinne Erhel et Laure de La Raudière.

Des sessions d’éveil dès la primaire

Dans celui-ci, il est préconisé « de mettre en place des sessions d’éveil au codage dès l’école primaire et de rendre obligatoire l’enseignement de l’informatique dans le cycle secondaire ». À plus haut niveau, c’est-à-dire au moment des études supérieures, les deux parlementaires recommandent « de faciliter la création de nouveaux diplômes afin de rendre plus agiles les universités ».

Dans le système éducatif actuel, il n’y a pas d’enseignement de ce type avant le lycée. En revanche, il existe une « formation à l’utilisation des outils et des ressources numériques », qui consiste en fait à donner un brevet informatique et Internet (B2i) aux jeunes lorsqu’ils sont jugés aptes à utiliser un ordinateur et à naviguer en ligne dans une relative autonomie (voir ainsi le détail des notions demandées aux lycéens).

Faut-il s’attendre à une nouvelle refonte des programmes scolaires dans les prochaines années, afin de faire de la place à la programmation informatique ? En attendant un éventuel arbitrage du gouvernement sur ce point, ou des suivants si le sujet traîne, des initiatives sont prises en dehors de l’éducation nationale, à l’image de Codecademy, dont la version française est désormais disponible.

L’alphabétisation numérique

Codecademy veut contribuer à « l’alphabétisation numérique » des individus, c’est-à-dire leur apprendre à savoir programmer (au moins les bases), exactement de la même manière que l’école apprend aux jeunes à lire et à calculer, en permettant aux francophones « d’apprendre gratuitement et de maîtriser de façon autonome les bases des principaux langages informatiques ».

Codecademy n’a pas nécessairement l’ambition de faire de ses futurs élèves de véritables cracks du développement logiciel ni de remplacer des formations scolaires bien établies, mais plutôt d’armer ceux qui n’ont pas nécessairement comme projet de travailler dans l’informatique. Des cours sur le HTML/CC, JavaScript, jQuery, Python, Ruby, PHP et les APIs sont d’ores et déjà disponibles.

L’initiative de Codecademy est notamment soutenue par Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique et qui a notamment dans ses attributions « les questions relatives au développement de l’économie numérique ». Elle assistera d’ailleurs au lancement officiel de la plateforme, qui aura lieu samedi 24 mai.

Aux USA, le code est perçu comme un enjeu

Aux États-Unis, l’enseignement de la programmation informatique est considéré comme un enjeu d’avenir. L’an dernier, le président Barack Obama a enregistré un message de soutien à Code.org, une organisation fondée en début d’année pour encourager les jeunes à apprendre à programmer, et démocratiser l’apprentissage de l’informatique.

Quelques mois plus tôt, des personnalités, dont de nombreuses venant de l’industrie informatique (Bill Gates, Mark Zuckerberg, Gabe Newell, Jack Dorsey, Drew Houston…), avaient aussi apporté leur soutien à Code.org.

source : numérama

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Commentaire 1

  • Lorraine
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    Finding what works for each lifter in particular is key to all cochging/teaahinc, no doubt. It’s what I like about being able to work with smaller groups (5 to 15) and not giant groups of 50+ kids. The coach/athlete ratio allows for so much more specialization of direction.

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